Ecrits de magie profane
Pour coucher un sort sur le papier, le magicien utilise des symboles complexes représentant les forces magiques invoquées par l’incantation. Tous ont recours au même « alphabet » ésotérique, et ce quelle que soit leur langue natale. Cela étant, chacun l’utilise à sa façon, de sorte que même le plus puissant archimage doit prendre le temps de déchiffrer les inscriptions magiques d’un autre magicien.
Pour déchiffrer une incantation de magie profane (c’est-à-dire, par exemple, sur un grimoire ou un parchemin), il faut réussir un test d’Art de la magie (DD 20 + niveau du sort). En cas d’échec, le personnage doit attendre le lendemain pour réessayer de comprendre ce sort. Lecture de la magie déchiffre automatiquement un texte magique, sans qu’un test de compétence soit nécessaire. Si la personne qui a rédigé le texte est présente et assiste le lecteur, le succès est, là aussi, garanti.
Une fois le document magique déchiffré, sa compréhension est définitivement acquise. C’est un peu comme résoudre une énigme : une fois la solution connue, la retrouver ne pose plus de problème. Quand le texte est compris, le magicien identifie le sort et obtient une idée plus ou moins précise de ses effets (détaillés dans la description). Si le texte est rédigé sur un parchemin et si le lecteur est adepte de la magie profane, il peut tenter d’utiliser le sort du parchemin.

Emprunt de grimoire
Un magicien peut utiliser un autre grimoire que le sien pour préparer une incantation qu’il connaît (et qui se trouve dans son propre grimoire), mais le succès n’est pas assuré. Pour commencer, il doit déchiffrer le texte (voir Écrits de magie profane, ci-dessus). Puis, il doit effectuer un test d’Art de la magie (DD 15 + niveau du sort). En cas de succès, il peut préparer l’incantation comme il se doit. À chaque nouvelle préparation, il lui faut refaire le test d’Art de la magie, même s’il a déjà utilisé ce grimoire pour le préparer. En cas d’échec, il doit attendre le lendemain avant de tenter à nouveau de préparer le sort à partir de ce grimoire bien précis (mais, comme indiqué ci-dessus, il n’a pas besoin de déchiffrer le texte de nouveau).

Ajout de sorts au grimoire
Les magiciens disposent de plusieurs méthodes pour ajouter de nouveaux sorts à leur grimoire. Ceux qui ont choisi de se spécialiser dans une école de magie n’ont accès qu’aux sorts autorisés.
Sorts acquis en montant de niveau. Les magiciens se livrent à de nombreuses recherches entre leurs aventures. Chaque fois que l’un d’eux gagne un niveau, il choisit deux nouveaux sorts (son niveau doit toutefois lui permettre de les lancer), qu’il peut ajouter à son grimoire. S’il a choisi de se spécialiser dans une école de magie, l’un de ces sorts doit être issu de cette école.
Sorts copiés à partir d’un parchemin ou d’un autre grimoire. Il est possible d’augmenter son répertoire de sorts lorsque l’on obtient un parchemin de magie profane ou le grimoire d’un autre magicien. Quelle que soit la source du sort, le personnage doit commencer par le déchiffrer (voir Écrits de magie profane, ci-dessus), après quoi il lui faut passer une journée entière à étudier le sort. Ensuite, il effectue un test d’Art de la magie (DD 15 + niveau du sort). S’il est spécialisé dans une école, il bénéficie d’un bonus de +2 au jet de dé pour tout sort faisant partie de son école de prédilection. En contrepartie, il est incapable d’apprendre les sorts des écoles de magie interdites par la sienne.
En cas de succès, le magicien comprend la formule et peut la recopier dans son livre de sorts (voir Copie des nouveaux sorts, ci-dessous). Si le sort provenait d’un autre grimoire, celui-ci ne pâtit pas de l’opération ; par contre, s’il était rédigé sur un parchemin, ce dernier s’efface quand le sort est recopié.
En cas d’échec, le magicien est incapable de comprendre le sort. Il ne peut pas réessayer de l’apprendre (même à partir d’une autre source) avant d’avoir amélioré sa compétence d’Art de la magie. La copie ne se fait pas et le parchemin magique ne s’efface pas.
En général, les magiciens font payer le privilège de copier des sorts depuis leur grimoire. Ce coût est le plus souvent égal à 50 po x niveau du sort.
Recherche indépendante. Le magicien a la possibilité d’effectuer des recherches de son côté pour trouver un sort existant ou, au contraire, pour en inventer un de son cru.

Copie des nouveaux sorts
Lorsque le magicien a compris un nouveau sort, il peut le recopier dans son grimoire.
Temps nécessaire. La copie exige 24 heures, quel que soit le niveau du sort.
Espace requis. Un sort prend 1 page par niveau. Même un sort du niveau 0 (tour de magie) demande une page. Un grimoire comprend 100 pages.
Coût du matériel. Le nécessaire à écrire (plume, encre et autres) coûte 100 po par page.
À noter que le magicien n’a pas besoin d’acquitter ce coût (ni de passer le temps exigé) pour les sorts qu’il gagne en montant de niveau. Ils font partie intégrante de ses recherches.

Remplacement et copie des grimoires
Un magicien peut suivre la procédure d’apprentissage des sorts pour reconstituer un grimoire perdu. Les sorts qu’il a encore en mémoire peuvent être recopiées directement, au coût de 100 po la page (comme indiqué dans Copie des nouveaux sorts, ci-dessus). Les sorts s’effacent aussitôt de son esprit, comme s’il les avait lancés. Dans le cas où il n’a pas préparé le sort, il peut le faire à partir d’un grimoire emprunté (voir ci-dessus), après quoi il n’a plus qu’à le coucher sur le papier.
La procédure est la même lorsque l’on cherche à recopier un grimoire existant, si ce n’est qu’elle s’avère bien plus facile. En conséquence, le temps requis et le coût par page sont réduits de moitié.

Vente des grimoires
Les grimoires trouvés au fil des aventures peuvent être vendus contre un nombre de pièces d’or égal à la moitié du coût d’achat et d’écriture des sorts qu’il renferme (50 po par page). Un grimoire dont les cent pages sont pleines vaut donc 5 000 po.